Grèce / Jours 13-14 : Parc de Tzoumerka, Ioannina

Jour 13 / 14 : (Eve)
Parc national de Tzoumerka / Ioannina

Exit l’idée d’aller jusqu’à Lefkados (Leucade). Après une bonne dose de soleil et de chaleur, nous repartons en direction de la montagne à la recherche de fraîcheur. Nous roulons vers le Parc National de Tzoumerka, au sud de Ioannina. Le ciel semble couvert et les températures baissent un peu. Nous en profitons pour pique-niquer près d’une petite fontaine avant de repartir en direction de Melossourghi, ville dans le parc où nous avons repéré un hôtel avec une superbe vue sur les montagnes. Ici, c’est un parc national, interdit de camper. Plus nous avançons vers notre point de chute et plus les températures chutent. Elles passent de 40 à 35°C, puis à 16 en une gros quart d’heure. Le ciel s’obscurcit, strié par les éclairs de plus en plus fréquents. C’est la tempête! Il pleut des cordes. Nous sommes obligés de nous arrêter un moment sur le bord de la route car nous avons du mal à la discerner. Nous arrivons finalement dans un charmant hôtel au milieu des montagnes. A peine une heure après notre arrivée, le temps est à nouveau au beau fixe. IMG_4017Le soir, nous descendons dans le village pour grignoter un bout, et surprise, un concert est organisé par la taverne dans laquelle nous sommes. La terrasse est bondée, nous n’avons jamais vu autant de grecs, en général, nous sommes plutôt seuls lors des repas, quelle que soit l’heure. Nous écoutons quelques chansons locales en sirotant notre tispouro (ou raki). La soirée se termine ainsi.

Le lendemain, après nous être ravitaillés avec un petit-déjeuner typiquement grec, nous partons nous balader une paire d’heures dans les montagnes de Tzoumerka pour admirer le spectacle qui s’offre à nous. Puis, nous les quittons pour Ioannina, première ville que nous avons vraiment découverte à notre arrivée en Grèce et beaucoup appréciée, surtout pour ma part. Ce sera l’occasion de boucler la boucle de ce beau voyage. Pour profiter de Ioannina ”by night”, nous prenons à nouveau une chambre en plein centre ville. Nous débutons notre nouvelle virée à Ioannina par un restaurant à midi, enfin, à 15h passées, où nous partageons une énième salade grecque et du Galotiry, une sorte de yaourt mélangé à du fromage de brebis, un peu acidulé, comme le labné libanais. Puis, nous arpentons les ruelles, nous promenons sur les quais autour du lac, nous arrêtons boire un jus d’orange vers 19h, heure à laquelle tous les grecs sirotent des cafés frappés, et y restons plus d’une heure, à prendre le temps, à la grecque. Nous finissons notre journée par un restaurant plébiscité par le Petit Futé et proposant des spécialités grecques, le Stoa Louli, installé dans une cour datant du XIXème siècle. Nous y dégusterons une salade de truite à l’orange et aux pommes de terre, une mousse d’aubergines et des légumes grillés. Un régal! Une petite balade digestive viendra conclure cette chaude journée.IMG-4045

Grèce / Jour 12: Patras

Jour 12: (Eve)

Patras

« Un, dos, tres
Un pasito pa’lante María
Un, dos, tres
Un pasito Patras »

6h30, Matthieu est déjà debout. Avec 5 heures de sommeil au compteur, la journée va être dure pour moi… Matthieu démarre le moteur à la recherche d’un meilleur emplacement que celui – un peu bruyant et fréquenté – où nous avons passé la nuit. Je continue ma nuit à l’arrière du 4×4 pendant qu’il arpente les rues de Patras pour nous dégoter une plage beaucoup plus intimiste, où se baignent quelques grecs, à quelques kilomètres de là. Au petit matin, nous allons goûter l’eau, entourés de quelques locaux qui nous mettent en garde contre ”les poissons qui piquent” (les vives?), du moins, c’est ce que nous avons compris de notre bref échange en langage des signes.  Après une rapide baignade et une douche, nous voilà prêts à découvrir la ville de Patras de jour, en espérant qu’elle soit plus animée que la nuit pendant les vacances. Nous nous baladons dans les rues piétonnes de la plus grande ville du Péloponnèse, à la recherche d’un petit-déjeuner. Nous nous arrêtons un petit moment dans un bar à jus, près du port. fullsizeoutput_443.jpegPuis nous nous dirigeons vers la Basilique Agios Andreas (comprenez Saint André), qui est une église orthodoxe abritant des reliques de l’apôtre Saint André, et qui est la plus grande église de Grèce. Nous voulons bien le croire, elle est très imposante. IMG_3933.JPGNous finissons notre visite par une petite virée shopping; ici aussi, c’est les soldes! Après avoir vu tant de merveilles grecques ces derniers jours, nous sommes finalement déçus par ville de Patras que nous attendions avec impatience, mais qui n’est finalement qu’une grande ville sans aucun charme particulier. Les rues sont bruyantes, pas toujours très propres. Nous décidons ne de pas y rester plus longtemps. Nous avons repéré sur la carte la presqu’île de Lefkade (Leucade) qui est apparemment un petit bijou. C’est parti dans cette direction donc. Nous empruntons le Pont Rion-Antirion (le viaduc de Patras) sur près de 3 kilomètres, cela nous permet de quitter le Péloponnèse pour rejoindre directement le continent. fullsizeoutput_446.jpegFacture salée: 13,30 euros, on ne s’y attendait pas. Plus cher que le viaduc de Millau! Nous nous arrêtons sur la route dans le petit village portuaire d’Astakos vers 14h – nous nous faisons petit à petit aux horaires grecs – pour nous ravitailler. Puis, sur les conseils de Park4Night (une application où sont recensés des lieux où peuvent s’arrêter camping-car, vans, 4×4 pour passer la nuit), nous trouvons une petite plage à l’abri où nous garons notre destrier; vue directe sur la mer, à l’abri du vent et du soleil (ce détail est non négligeable en Grèce quand il fait près de 40°C), sans vis-à-vis. IMG_3989.JPGQuelques vieilles installations trônent ci et là, comme si un camping  avait siégé ici des années auparavant. Quelques grecs sont déjà installés. Nos ”voisins” viennent vers 17h nous proposer du poisson frais pêché par leur soin, qu’ils ont fait revenir au barbecue et assaisonné. Nous les remercions, goûtons un morceau, et gardons le reste pour le repas du soir. Miam, un régal! Le reste de l’après-midi sera consacré à la lecture, à la sieste, à la baignade. Elle est pas belle la vie?IMG_3951.JPG

 

Grèce / Jour 11: Olympie

Jour 11: (Matt)
Olympie

Réveil aux aurores pour aller découvrir les merveilles d’Olympie en évitant (un peu) la chaleur qui nous rattrapera inexorablement. Nous commençons par le site archéologique. C’est l’un des plus beaux que l’on ait vu. C’est ici que se sont déroulés, tous les quatre ans, pendant presque 10 siècles, les jeux olympiques. Wouah. Tout le site est sur une surface plane, aéré, qui procure un sentiment d’espace et de grandeur. L’histoire du site est passionnante et certains monuments sont encore bien conservés, à l’instar du stade, majestueusement posé dans la plaine.

Le temple de Zeus, avec cette colonne reconstruite qui nous donne une idée de la grandeur originelle de l’oeuvre et qui abritait l’une des sept merveilles du monde: la statue de Zeus sur son trône.IMG_3869 Nous continuons par la visite du musée en fin de matinée, au frais. Ici, sont entreposé tous les objets qui ont été retrouvés sur place ainsi que des sculptures tant antiques que mythiques comme celle d’Hermès de Praxitèle.

Après quasiment 3 heures de visite, nous prenons le temps de nous désaltérer avant de continuer par la visite du musée de l’histoire des jeux olympiques. C’est pour nous, passionnés de sport et notamment d’athlétisme, un incontournable. La visite d’Olympie se termine vers 13h30, c’est l’une des plus longues mais sûrement la plus interessante que l’on ait faite. Il  fait  un peu plus chaud qu’hier, le thermomètre indique 40°… d’un commun accord, on décide de faire un crochet par les montagnes en direction de Patras pour y passer une nuit à la ”fraîche”. Je trace un itinéraire qui semble parfait; à travers la montagne, avec même un peu de piste pour nous faire passer un col. Nous nous engouffrons donc dans la vallée, et ce qui devait être de la route est en fait une piste.

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« Tu nous emmènes où là?? », « T’inquiète je gère la fougère… »

On continue, pour l’instant, c’est praticable. C’est au moment d’un passage de ruisseau que cela se complique. Il faut emprunter un pont en pierre, datant sûrement des jeux olympiques, et faisant à peu près la même largeur que les roues du 4×4. ”Bon, euh… tiens, descends et crie si je mets une roue dehors”. On franchit le pont. La piste, toujours aussi mauvaise, nous fait grimper jusqu’au col tant attendu. On est seuls au monde…

Enfin, presque. En quelques minutes au moins, trois 4×4 de bergers passent devant nous. Les troupeaux de chèvres avec leurs chiens grouillent dans tous les coins. En plus, il fait toujours 35° à 1000m d’altitude. Allez, on continue. Au moins, on aura pris de belles photos! On se dirige vers un petit village pour s’arrêter en terrasse d’un café. Les gens nous dévisagent, ”Mais qu’est ce qu’il font là eux?”, il ne doit pas y avoir souvent des touristes qui passent par là. Nous, on est passé en mode radar, à l’affût d’un emplacement propice pour monter le camp. En effet, il nous faut un peu d’intimité pour nous doucher, et de l’ombre pour ne pas se dessécher. On se pose finalement. Douche, repas, tout se déroule parfaitement. La nuit commence à tomber. Les clochettes des chèvres se rapprochent. Et m**de, tout le troupeau débarque avec chiens et berger… ”Il est 21h30, qu’est ce qu’on fait?”. Patras est à 45 minutes, allez on y va! On voulait justement sortir un soir en ville, ce sera ce soir. La route faite, on se gare dans le centre. On enfile nos costumes d’aventuriers citadins et c’est parti pour une virée nocturne!

Bon, on est dimanche, les étudiants sont en vacances. Il n’y a pas grand monde dans les rues. Pas de quoi nous décourager, internet à la rescousse! On enchaine deux bars à cocktails avec autant de cocktails, bien décidés à s’éclater! Mais il faut se rendre à l’évidence, à 1h30 du matin, c’est un peu mort quand même… Retour à la voiture où nous dormirons (surtout pour Eve) sur un parking en bord de port.

Grèce / Jour 10: Gorges de Loussios

Jour 10: (Eve)
Les Gorges de Loussios et les monastères de Filosophou et Prodromou

Lever de bon matin dans le but de visiter les monastères environnants à la fraîche. 8h30, nous voilà fin prêts, nous descendons les quelques marches nous menant au premier monastère de la journée: le monastère de Filosophou. Nous poussons le portail et arrivons dans la cour déserte du monastère. IMG_3787 C’est une petite place toute fleurie, où trône une petite fontaine; on peut d’ailleurs en trouver un peu partout dans les montagnes grecques. Un moine sort de sa cahute et nous accueille chaleureusement. Il nous indique la porte qui mène à l’église, nous nous empressons de la visiter. Nous nous faisons discrets car une soeur est en train de prier et décidons de ne pas nous y attarder pour ne pas la troubler dans ses prières. En sortant, le moine nous invite à nous asseoir dans une pièce fraîche et sombre et nous offre de grands verres d’eau fraîches et des sucreries comparables à des loukoums. Rien de tel pour prendre des forces avant la randonnée sportive qui nous attend. Il baragouine quelques informations en anglais et fait l’effort de nous dire également quelques mots en français. Nous le remercions et continuons notre chemin. La route qui mène au deuxième monastère, le monastère Prodromo, commence par de nombreuses marches qui descendent en direction des gorges de Loussios. Sur la route, nous trouvons l’ancien monastère Filosouphou, d’où subsistent quelques murs et l’ancienne église.

De là, nous avons une vue superbe sur le deuxième monastère, de l’autre côté de la vallée. Nous poursuivons notre descente des marches jusqu’aux gorges. La route est longue et raide. Le chemin change alors de cap et nous devons à présent monter jusqu’au monastère de Prodromou. Nous y arrivons assez tôt pour le visiter, car il est fermé entre 13h et 17h. Le spectacle est superbe. Des habitations ont été construites à même la roche, et leurs balcons donnent directement sur le vide, avec une vue incroyable sur la vallée de Loussios.IMG_3825.JPG Nous sommes invités à visiter l’église, après avoir enfilé jupe pour madame et pantalon pour monsieur. Pas de briques ni de ciment ici, la roche sert d’habitacle à l’église et les gravures sont peintes à même la pierre. Un grec qui se destine à devenir moine et qui vient régulièrement ici nous offre un café, de l’eau et leurs fameux loukoums. Notre route se poursuit en direction du site archéologique de Gortys, où nous pouvons voir quelques restes d’un ancien monastère. Près de là, nous nous rafraîchissons dans les eaux gelées mais revigorantes de Loussios. Après ce repos bien mérité, nous rebroussons chemin et arrivons au 4×4 plus de 4 heures après l’avoir quitté. Direction Olympie maintenant. Nous faisons deux pauses avant d’y arriver: une première dans une taverne où nous sommes encore une fois seuls et où la gérante ne parle pas un mot d’anglais ni de français. Nous communiquons tant bien que mal; nous comprenons que c’est elle qui fabrique la fêta que nous mangeons dans notre salade grecque et le yaourt, élément principal de notre taztiki. Elle nous offre le dessert, un flan fait maison à la cannelle.  Nous nous arrêtons également au bord d’un fleuve – l’un des rares à ne pas être asséché en cette saison – pour se rafraîchir car la thermomètre indique 39°C. Nous trouvons un coin d’ombre où nous nous reposons, avant de repartir, chassés par les mouches et les taons. IMG_3839.JPGPuis, d’un commun accord, nous décidons de réserver une chambre d’hôtel à Olympie, pour être proche du site archéologique, recharger les batteries de nos appareils électroniques, et surtout, profiter de la climatisation de l’hôtel car les nuits sont chaudes. Il faut dire que le climat et la région ne sont pas très propices au camping sauvage. Nous avons une jolie vue sur la place depuis notre balcon, ce qui nous donne envie d’y rester et de manger là.

Grèce / Jour 9: Mystras

Jour 9: (Matt)
Mystras

Nous prenons le petit-déjeuner depuis notre emplacement de bivouac. C’est un petit replat à flanc de montagne. Perchés à plus de 1000m d’altitude, nous admirons le lever du soleil sur la vallée de Sparte. Nous reprenons la piste commencée hier, un peu plus chaotique aujourd’hui, qui est censée nous mener à Mystras. C’est là-bas que se trouve le site archéologique de l’ancienne cité. Début de la visite des lieux vers 10h et il fait déjà chaud… La cité est divisée en deux sites distincts.  Elle est construite à flanc de colline avec comme promontoire son château. Nous décidons de tout faire à pied. Le premier des deux sites, est constitué essentiellement d’églises Byzantines assez bien conservées pour la plupart. Seulement une est encore habitée. L’architecture de ses églises est vraiment particulière. C’est celle que l’on retrouve dans la plupart des églises que l’on ait vu au Péloponnèse. Toits ronds, comme des chapiteaux.

Nous arpentons les ruelles de la cité qui s’avèrent très fournies en arbres fruitiers… ”Regarde ces figues!”, certaines sont mûres à souhait, petite pause dégustation, un régal.IMG_3692.JPG  Nous apprendrons par la suite que les moines de la cité étaient spécialisés dans la production de figues et d’olive entre autres… Nous continuons notre visite en montant en direction du château au sommet. A part quelques murailles, il ne reste pas grand chose à voir. Heureusement, la vue qu’il offre nous remonte un peu le moral.IMG_3722.JPG On redescend, et termine la visite avec 2h45 de marche et d’escaliers sous un soleil de plomb. Il est quasiment 13h, on a chaud, soif et faim. On s’arrête sur notre route dans une petite taverne où nous sommes les seuls clients. Accueillis encore une fois très chaleureusement, nous y mangerons simplement mais correctement pour 8 euros à deux, eau et pain compris! La patronne nous offre même le dessert. Nous prenons la  route des gorges de Loussios, où parait-il, les randonnées y sont sublimes. Nous faisons d’abord un crochet par Sparte pour voir la ville. Rien de bien excitant, si ce n’est le café glacé pris sur la place principale. Nous y restons une grosse demi-heure et c’est parti pour les gorges de Loussios! Sur la route, nous tombons par hasard sur l’ancien théatre de Mégalopolis. C’est ouvert mais il n’y a personne. Nous entrons et visitons le site qui semble être en travaux. On arrive au village de Dimitsana, après s’être arrêté sur la route pour faire un peu de lessive…

Très charmant village de montagne, comprenant une rue, bourrée de commerces à touristes. Les prix s’envolent avec l’altitude. On s’arrête quand même dans un café pour se désaltérer et brancher l’ordinateur qui demande son jus lui aussi. Puis, direction l’emplacement pour le bivouac dans les gorges. Les possibilités sont restreintes étant données les pentes escarpées. Finalement, nous irons nous garer sur le parking du monastère d’où nous partirons marcher demain à l’aube. L’endroit est désert, la route pour y mener un vrai clavaire, on comprend mieux pourquoi nous sommes seuls. Repas avec vue sur les gorges et le parcours qui nous attend demain.IMG_3783

Grèce / Jour 8: Elafonissos

Jour 8: (Eve)
Elafonissos

La nuit a été calme et paisible. Pas de signe des policiers grecs. Ouf! Lever face à la mer. Nous petit-déjeunons et au moment de plier bagage, une femme grecque vient nous voir en nous disant qu’il est interdit de s’installer ici, c’est une zone protégée car il y a des tortues de plage, bien qu’aucune signalisation à ce propos. Ca tombe bien, nous partions! Quelques minutes plus tard, nous voilà devant le guichet du ferry pour acheter nos billets direction Elafonissos. Allégés de 12,50 euros (1 euro l’aller par personne, 10,50 euros pour la traversée de la voiture) et une bonne dizaine de minutes plus tard, nous débarquons sur l’île paradisiaque dont nous avons tant entendu parler.IMG_3594.JPG Nous récupérons le 4×4 et filons tout droit au lagon de Simos avant que la plage ne soit prise d’assaut par les vacanciers. En arrivant, nous découvrons un véritable coin de paradis sur terre! Une grande affiche nous accueille d’ailleurs avec le slogan ”This way to paradise”. Après Playa del Carmen, plage de sable fin près de Cancun au Mexique, c’est la plus belle plage que j’ai jamais vue. C’est une plage de sable où l’eau est d’un bleu azur comme l’on en voit rarement. Les mots me manquent. Quelques voiliers flottent sur l’eau transparente du lagon.IMG_3610  Il est presque 10h et le soleil tape déjà bien fort. Tartinés de crème solaire, nous rentrons dans l’eau pour nous rafraîchir. Elle est à une température idéale, ni trop chaude, ni trop fraîche, c’est un régal, on pourrait y rester des heures. Nous faisons des allers-retours entre la plage et l’eau salée. Puis, comme tous aventuriers qui se respectent, nous décidons d’aller explorer d’autres horizons. Nous reprenons la route, la principale de l’île, pour faire le tour et la découvrir à 360°. Nous nous arrêtons dans un petit bar en bord de plage où nous sirotons limonade maison (comprendre eau, citron et sucre – comme au Liban) et café frappé (un de plus au compteur de Monsieur) avant de s’attabler chez Aronis Tavern, restaurant tenu par une famille fort sympathique qui sert de nombreux poissons, et où nous avons goûté des sardines grillés. Dessert offert pour la route.

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Nous quittons la route conseillée par notre GPS et bifurquons pour rejoindre les montagnes que nous n’avions pas vu depuis quelques jours maintenant. Sur le chemin, nous trouvons un endroit plat, près d’un chemin peu emprunté.  Nous nous garons avant d’aller se balader et d’escalader les chemins sinueux et escarpés des montagnes grecques. A notre retour, nous nous installons. Un grec qui passait par là s’est arrêté près de nous et nous a proposé d’aller dormir chez lui, où se trouvait eau, toit et sol en dur. On était pourtant bien installé. Nous décidons de conserver notre emplacement et d’y passer la nuit.

Grèce / Jour 7: Monemvassia

Jour 7: (Matt)
Monemvassia

Le soleil se lève sur l’horizon bleuté de la mer Egée. Je réveille Eve d’un ”Vite, vite! Regarde!” Elle se réveille en sursaut, paniquée, prête à bondir pour éviter de se faire engloutir par la marée… Finalement, relaxée, on apprécie le spectacle. On profite de la solitude sur cette plage déserte.IMG_3441 Puis, direction Monemvassia. Une ancienne cité construite sur un éperon rocheux dépassant de la côte. Oui, une presqu’île. Sur place, il y a un peu plus de monde. Mais cela reste très correct. On visite d’abord le bas de la cité, ses églises, hôtels et commerces à l’architecture si typique. C’est la partie encore vivante du site.

Puis direction le haut du caillou où se trouve le site archéologique. Surprise, c’est gratuit! Beaucoup de parties sont tellement en ruine qu’elles demandent un gros effort d’imagination. En revanche, une église qui a été rénovée vient nous donner un petit coup de pouce.IMG_3532 D’en haut, on a une vue imprenable sur la ville en contre-bas, ainsi que sur toute la côte du nord au sud.IMG_3539.JPG On redescend et s’arrête dans un restaurant idéalement situé en plein coeur de la cité. On s’attend donc à une flambé des prix bien connu dans ce genre d’endroit. Finalement, nous sommes agréablement surpris, c’est un poil plus cher mais toujours aussi bon, et copieux à souhait. On regagne notre ”maison” laissée en plein soleil en bord de route. Récupération des maillots et direction une piscine naturelle repérée à l’aller. Au milieu des rochers est taillée une mise à l’eau munie d’une échelle. L’eau est turquoise, et les masques et tubas nous ont vraiment manqué pour pouvoir profiter du spectacle à 100%.IMG_3568.JPG Rafraîchis, nous reprenons la route en direction d’Elafonissos. Etant située sur une île, nous devrons prendre un ferry. On décide de trouver un emplacement sur la côte avant de rejoindre notre destination le lendemain matin. La recherche s’avère plus compliquée de par la fréquentation des lieux. D’autant qu’il paraît que la police rôde. Nous essayons de nous cacher un maximum mais cela est quasiment impossible. Et puis tant pis, on se gare sur la plage et monte le camp. Advienne que pourra.IMG_3589.JPG

Grèce / Jour 6: Nauplie – Mycènes

Jour 6 : (Eve)

Au réveil, nous décidons de profiter de la relative fraîcheur matinale pour se promener et apprécier la ville de Nauplie de jour. Nous retournons au Château de Palmidi. Quoi de mieux pour se réveiller qu’un peu d’exercice de bon matin. Matthieu avait repéré sur Strava (un site sur lequel il recense ses sorties de course à pied) que d’autres coureurs avaient   déjà grimpé les 999 marches en courant. L’envie de courir et de se confronter à de nouveaux challenges n’étant jamais trop loin, il décide donc de grimper jusqu’au Château en courant pour tenter d’être le plus rapide et laisser une trace de son passage à Nauplie. A défaut de réaliser le meilleur temps, il arrivera en 3ème position, ce qui est déjà pas mal! Après ce défi sportif, nous continuons notre escapade en direction la plage encore peu fréquentée à cette heure-ci. Il semblerait que ce soit l’heure des autochtones d’un certain âge et nous dénotons un peu dans le paysage. Après quelques longueurs en compagnie des poissons, nous arpentons une dernière fois les ruelles colorées de Nauplie.

Notre périple se poursuit en direction de Mycènes. Arrivés à midi passé, nous nous frayons une place entre les bus de touristes et les voitures déjà présentes. Nous y déboursons la somme de 12 euros – 12 euros l’entrée à tarif plein, gratuit pour les étudiants européens – pour pouvoir se balader librement sur les deux sites archéologiques de Mycènes. En entrant sur le premier, nous découvrons la Tombe d’Agamemnon, qui prend l’aspect d’une porte très haute et qui donne un accès direct sur une grande pièce circulaire fermée de toutes parts. IMG_3401Nous ne restons pas longtemps à l’intérieur, les touristes sont nombreux et l’odeur plutôt désagréable. Nous nous dirigeons vers le deuxième site. Il s’agit de la Cité Antique de Mycènes. Nous entrons par la très célèbre ”Porte des Lionnes”, entrée principale de la cité, qui était ornée, comme son nom l’indique, de deux félins de part et d’autre de l’embrasure de la porte. Nous en avions tellement entendu parler que nous sommes finalement un peu déçus par l’envergure de cette dernière; elle est bien moins imposante que ce nous avions imaginé, mais elle n’en est pas moins belle pour autant. Nous pénétrons alors dans la Citadelle de Mycènes, ou du moins ce qu’il en reste. Nous avançons tant bien que mal entre les ruines du Palais Royal, des bains, des temples et des nombreuses tombes. Il y a un vent à décorner les boeufs. Nous finissons notre visite à l’abri, dans le musée, où nous pouvons apprécier les nombreux chaudrons, vases, bijoux, armes ou encore statuettes, tous plus colorés les uns que les autres.

Retour au destrier, et on reprend la route. Pause déjeuner vers 15h – à l’heure grecque, nous en profitons pour regarder sur la carte d’éventuels lieux pour passer la nuit. Après maintes hésitations, c’est finalement le lieu que Matthieu avait repéré le matin même sur la carte que nous choisirons, idéalement placé, sur la plage, face à la mer. La route pour y arriver étant très escarpée et pas très praticable pour les voitures lambdas, nous profitons d’avoir un 4×4  pour nous y conduire. Puis farniente sur la plage. Le récit du jour se terminera sur ces quelques mots, mon verre d’ouzo m’attend.

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Grèce / Jour 5 : Epidaure – Nauplie

Jour 5: (Matt)
Epidaure et Nauplie

Réveil matinal. Il est 7h30, les vagues chantent sous nos pieds et le soleil perce au travers des vitres teintées.

La nuit a été chaude comme prévu et nous nous levons pour profiter de cette relative douceur de bord de mer. Baignade à la fraiche, petit déjeuner, nous voilà repartis. A une centaine de mètres, un grec nous arrête, je comprends qu’il est en panne de batterie, je sors les câbles et l’aide à démarrer. Nous marquons un point pour les touristes français! Direction Epidaure et son théâtre tant attendu. Grâce à sa carte étudiante, Eve ne paie  pas l’entrée, pour moi, c’est « 12 euros s’il vous plaît ». Nous entrons sur le site archéologique et arrivons au théâtre. Wouah, il est bien plus grand que celui du Sanctuaire d’Apollon à Delphe.

Prise de photos et on monte dans les gradins. On s’assied quelques longues minutes sur les marches en évoquant les scènes qui ont pu se dérouler ici. Spectacles, assemblées, foules en liesse… Mais il reste d’autres « restes » à découvrir alors nous continuons la visite. La suite est beaucoup moins impressionnante mais tout autant interessante. Beaucoup de mots spécifiques sont employés sur les tablettes de descriptions des monuments, et c’est parfois un défi de lire la description en entier afin de comprendre la fonction de chaque bâtiment… On l’a fait! Mais pour vous vulgariser tout ça, on retiendra qu’il y avait: un bâtiment d’accueil des pèlerins et visiteurs (des chambres d’hôtes), un bâtiment pour le soin des blessés (un hôpital), un pour les échanges et le commerce (un centre commercial), un stade et des bains (des spas) ainsi que des monuments sacrés… Pas si différent de notre société actuelle finalement!

Nous reprenons la route en direction de Nauplie, petite ville balnéaire où nous avons décidé de passer la soirée. Ce soir, c’est hôtel sur la côte! Eve nous dégote un chambre d’hôtel à très bon prix et en plein centre ville. On s’y installe donc en début d’après midi. La chambre est au deuxième et dernier étage sous les toits du bâtiment. Pas très spacieuse mais très cosy et avec tout le confort. IMG_3351On allume la clim, se pose sur le lit, c’est l’heure de la sieste, une grosse soirée nous attend. Après ce repos bien mérité, on décide de partir à l’assaut du château qui surplombe la ville. Il s’agit du château de Palmidi. Il y 999 marches paraît-il. On peut aussi y monter en voiture, mais c’est évidemment hors de question. Nous entamons donc la montée et grâce à la hauteur, une autre vue sur la ville se dévoile à chaque palier. IMG_3352
Nous prenons quelques clichés puis redescendons en direction de la plage pour se rafraichir. Ce soir, c’est découverte de la vie nocturne grec. Enfin presque, les terrasses sont bondées de touristes (comme nous) et l’authenticité tant recherchée en prend un coup. Mais on ne se démonte pas et décidons de nous excentrer un peu à la recherche d’un restaurant moins prisé par la foule. Nous en avions repéré un sur « tripadvisor », nous nous y rendons donc. Les plats y sont moins copieux qu’à l’accoutumée mais nous nous régalons avec quelques nouvelles spécialités locales comme un caviar d’aubergine « papaganou », du tarama maison et un verre de vin blanc local. La soirée se termine par un verre de « Tsipouro » en guise de digestif pris dans un bar branché sur le port de Nauplie.

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