Grèce / Jours 1 à 4 : Ioannina – Météores – Delphes

Jour 1: (Eve)
Igoumenitsa \rightarrow Ioannina \rightarrow  Metsovo

Réveil à 4h30 et prise de quelques photos sur le pont du ferry. Après un débarquement tardif (2h de retard), nous prenons la voiture en direction de la ville d’Ioannina, sur la route pour aller aux Météores. Nous sommes surpris par le relief de la Grèce, beaucoup plus escarpée et montagneuse que ce que nous avions imaginé. C’est à couper le souffle! Nous prenons l’autoroute et arrivons à un péage peu de temps après: on nous demande 2,40 euros, mais à notre grande surprise, ils ne prennent pas la carte. Nous fouillons alors toutes nos poches et arrivons tant bien que mal à récolter la somme demandée. Nous sortons de l’autoroute et nous arrêtons dans le premier distributeur automatique pour retirer du liquide, on ne nous aura plus! Arrivés aux alentours de 10h à Ioannina, nous garons la voiture près de l’immense lac caractéristique de la ville. On pourrait comparer Ioannina à Annecy avec son lac et ses nombreuses montagnes. IMG_2886Nous nous baladons autour du lac avant de s’installer à la terrasse d’un café. Nous commandons un café et un cappuccino glacés – spécialités grecques, peu sucrés, que le serveur nous apporte ainsi qu’une petite bouteille d’eau et de deux petites parts de gâteau au yaourt  gentiment offerts (Cadeau de bienvenue grec? J’aime déjà la Grèce). Il nous faudra bien ça pour compenser le manque de sommeil et tenir toute la journée. Une demi-heure plus tard, nous voilà repartis dans les rues de Ioannina.  Nous grimpons quelques marches, nous baladons dans les ruelles, prenons des photos pour ne rien oublier du spectacle, admirons les restes de la vieille ville fortifiée, quand la faim se fait sentir… IMG_2913Nous avons vu sur internet que les grecs avaient des horaires décalés et mangeaient aux alentours de 14h/15h à midi et 22h le soir… Vers 13h, nous partons donc à la recherche d’un restaurant ouvert, typique, et portons notre dévolu sur Fysa Roufa, grâce aux conseils de Trip Advisor. C’est une sorte de cantine où nous choisissons plusieurs plats: aubergines, haricots blancs, légumes farcies, mouton aux olives, pommes de terre … autant de plats locaux.IMG_2953 Puis, rassasiés, nous pensons aller payer la note quand le patron vient nous amener des tranches de pastèque (offertes) en guise de dessert. Et tout ça pour 15 euros seulement, pas cher! Nous nous arrêtons boire un café et un ice tea (et des petits bouts de gâteau au yaourt – nous comprenons donc que c’est une tradition ici d’offrir des petites pâtisseries avec les boissons) en terrasse d’une petite ruelle avant de reprendre la voiture en direction des Météores.

 

Nous nous arrêtons près du village de Metsovo, à 1h30 de notre destination, pour passer la nuit. Calme et nature sont les mots clés. Un berger et ses chèvres sont nos seuls voisins. Nous allons faire un petit tour au lac avant de préparer le campement, manger, et se coucher comme les poules, vers 21h30. IMG_2977

Jour 2: (Matt)
Metsovo \rightarrow  Meteores \rightarrow  Itea

Nous arrivons au fabuleux site  des météores vers 10h00. On décide de se garer en bas et de monter à pied jusqu’aux monastères. La montée se fait en sous-bois entre les falaises où sont perchés, quelques centaines de mètres plus haut, les monastères. Les cuisses chauffent, le coeur bat plus vite, et la respiration se fait entendre. Cela réveille notre organisme, engourdi après toutes ces heures passées assis sur la route. La montée dure une trentaine de minutes et nous arrivons au pied des monastères accompagnés d’une petite suée.IMG_2986 Moyennant 3 euros par tête et une jupe longue pour Eve, nous entrons dans le premier monastère, celui du grand météore. En plus de la beauté architecturale, celui-ci est aménagé à la façon d’un musée et la visite de toutes les pièces nous prendra une bonne heure. Après les ”quelques” photos d’usage, nous décidons d’aller visiter un deuxième monastère que nous devrions pouvoir rejoindre à pied. Celui-ci s’avère fermé mais nous décidons d’y monter quand même pour l’admirer de l’extérieur. Là encore, la vue est à couper le souffle et nous n’aurons pas assez de photos pour retranscrire ce que nous voyons. IMG_3025

Après plus de 2h de visite et quelques centaines de mètres de dénivelé, il est temps d’aller se ravitailler dans une « taverne » au pied du site.IMG_3075 Nous y dégustons une salade grecque et des poivrons farcis. Eve avait aussi repéré qu’ils y faisaient des baklavas, et l’évocation d’un yaourt au miel aura eu raison de ma gourmandise. Après un repas plutôt léger, nous commandons finalement deux desserts qui s’avèrent en fait être à partager comme le reste…

Nous reprenons la route qui redescend dans la vallée direction Delphes et les plages de galets. Le paysage s’aplatit, la température augmente. Les longues lignes droites désertiques et le repas du midi auront eu raison de madame qui décide de me laisser seul face à mes responsabilités de pilote… Le paysage n’est pas très joli, je décide donc de continuer à rouler jusqu’à la côte pour pouvoir dormir en bord de mer. Ayant besoin d’électricité et de laver du linge, nous décidons d’aller au camping, nous en trouvons un à Itea, en bord de mer. C’est un petit camping familial et le personnel est très accueillant. Le séjour y est peu cher, 18 euros, les installations rustiques mais typiques et propres. Par dessus tout, il n’y a vraiment pas grand monde! Nous trouvons un emplacement face à la mer, vraiment au top! S’ensuivent baignade et apéro en terrasse, ouzo et bière locale (Mythos). Puis repas à la lanterne et dodo avec le bruit des vagues…IMG_3113.JPG

Jour 3: (Eve)
Itea \rightarrow  Delphe \rightarrow  Arahova

Réveil 8h au camping d’Itea. Oups, c’est l’heure à laquelle nous comptions partir pour arriver les premiers sur le site de Delphes et éviter chaleur et cars de touristes. Nous n’y serons jamais pour l’ouverture. Tant pis. Nous nous accordons finalement un petit répit bien mérité après ces 5 premiers jours à rouler énormément, après tout, nous sommes en vacances. Nous décidons donc de ne pas nous presser. Matthieu va faire quelques longueurs dans la mer, puis fait une première lessive pendant que je prépare le petit-déjeuner. Nous nous installons à la terrasse du restaurant du camping pour recharger toutes les batteries, celle de l’ordinateur et les nôtres grâce à un café frappé comme ils savent si bien les faire ici, et en profitons pour écrire quelques lignes. Puis, aux alentours de 12h30, nous plions bagage et roulons en direction de Delphes. Nous commençons la visite une heure plus tard par le musée, où nos découvrons de nombreux vestiges de l’époque de la Grèce Antique: fresques, statues, chaudrons, offrandes. Les français ont beaucoup contribué à ces découvertes, suite à des fouilles, c’est peut-être pour cela que tout est traduit en français dans le musée. Je suis impressionnée par l’état des reliques; certaines datent de 3000 ans et sont malgré tout extrêmement bien conservées. Les sculptures possèdent de nombreux détails (les cheveux, les drapés des tuniques, les muscles saillants des statues), sont étonnamment bien proportionnées pour l’époque, certaines sont immenses, à se demander comment ils arrivaient à dresser des colonnes aussi hautes ou à sculpter des statues de ces envergures. Ils étaient forts ces grecs! Ensuite, nous voilà partis pour le sanctuaire d’Apollon.

Nous y découvrons les vestiges de l’époque, en pleine nature. Nous faisons marcher notre imagination et, le temps de la visite, nous plongeons dans la Grèce Antique; des simples mortels faisant des offrandes aux Dieux du Mont Olympe aux athlètes disputant des épreuves, nous voyageons à travers le temps. Ce voyage à travers ces vieux cailloux nous ayant bien ouvert l’appétit, nous retournons dans la ville moderne de Delphes aux alentours de 15h pour casser la croute. Nous commençons à adopter les horaires grecs. Nous nous arrêtons à la Taberna Ta Skalakia, où nous prenons un menu pour la modique somme de 7,50 euros comprenant un tatziki, une salade grecque, une moussaka et un yaourt grec au miel. C’était bon, nous sortons de là repus! Nous continuons notre périple à la recherche de la fontaine Castalie, du gymnase (fermé) et du sanctuaire d’Athéna Pronaïa… sans succès. Nous allons donc jusqu’au village de Arahova (prononcé Arkova), gros producteur de fêta et d’huile d’olive, nous nous baladons dans les jolies petites rues pour digérer un peu et découvrir un peu plus la Grèce profonde et authentique. Nous décidons finalement de ne pas craquer pour la fêta, nous en mangeons bien assez dans les restaurants.

 

Nous repartons direction le Mont parnasse pour chercher un peu de fraicheur. Nous montons presque jusqu’à la station de ski près du Mont Parnasse où nous passerons la nuit au milieu des montagnes.IMG_3175.JPG

Jour 4: (Eve)
Delphes \rightarrow  Canal de corinthe \rightarrow Péloponnèse

Journée de transition. Lever aux alentours de 8h, départ pour le Canal de Corinthe. Nous roulons une bonne partie de la matinée. Nous pensons nous arrêter vers Mégara pour manger, mais c’est la Côte d’Azur grecque ici! Voitures et parasols recouvrent toutes les routes et les plages. Pour un peu d’intimité, c’est fichu! Nous passons donc notre route et continuons jusqu’au village d’Isthmia,  où nous découvrons le Canal de Corinthe, ouvert en 1893 pour relier le golfe de Corinthe au golfe Saronique. Moi qui suis habituée au Canal du midi, celui-ci est bien plus impressionnant. Il s’étend sur plus de 6 kilomètres, l’eau y est d’un bleu azuréen, et la terre semble avoir été sciée sur une hauteur de 80 mètres, ça donne le vertige.

Nous nous arrêtons à Isthmia, à quelques kilomètres de là. Nous trouvons un restaurant, le Sea and Sand, les pieds dans l’eau et musique lounge en fond sonore, type St Tropez mais avec vue sur les raffineries pétrolières. Après ce repas, nous reprenons la route direction Epidaure, dans l’objectif de se trouver un emplacement en bord de mer pour la nuit. On s’arrête du côté de Siderona, en bord de plage, dans un endroit qu’apparement seuls les autochtones fréquentent – à en croire les plaques d’immatriculation. Nous l’avions repéré sur la carte, une impasse  jusqu’à la mer avec une piste où nous devrions être tranquilles. C’est le cas, et nous en profitons pour se délasser, se baigner et siroter un peu d’ouzo (pastis local) les pieds dans l’eau. Un couple vient nous interpeller. La dame est française mais vit en Grèce depuis 30 ans. Nous discutons un petit moment et elle nous conseille sur les lieux à voir et les plats à goûter absolument (souvlaki). Puis, nous passons le reste de la soirée au calme, avec pour seuls bruits le chant des cigales et le clapotis des vagues.

 

 

 

 

Le destrier

Nous voulons tous être libres. Avoir le choix. C’est aussi la philosophie dans laquelle nous voyageons.
Nous avons décidé de ne jamais prévoir nos voyages de A à Z afin justement d’être libres et d’avoir le choix. Le choix de rester dans un endroit intéressant ou celui de partir ailleurs. Nous planifions le strict minimum (quand même!) mais nous nous laissons aussi porter aux grès de nos envies.
Afin de satisfaire à nos besoins de migrateurs, nous avons décidé d’aménager un 4×4 (Toyota land cruiser Kdj20) pour voyager. Pourquoi un 4×4? Un berlingot ou un van ça le fait, non?! Oui, c’est vrai, pour le camping sur les parkings et les pistes (trop) praticables, ça le fait. Mais grâce au 4×4, nous  pouvons  pousser encore un peu plus nos explorations et voyager dans des endroits moins fréquentés et plus authentiques. Ah oui, mais ça pollue…! Bah, pas plus qu’un combi VW, sauf que le combi, ça fait hippie, alors ça passe. Et puis nous compensons notre impact « polluant » par un mode de vie très simple (spartiate pour certains) pendant nos voyages, en essayant toujours d’avoir une empreinte minimale à tous les endroits où nous passons.
Nous ne pouvons pas vivre totalement à l’intérieur, en tout cas pas sur plusieurs jours. Mais en plus de nous transporter, il nous permet de dormir, cuisiner, manger. En revanche, pour la douche et les toilettes, cela se passera à l’extérieur.
Nous privilégions dans la majeure partie du temps, et si cela est possible, le camping sauvage (bivouac). Non pas pour des raisons économiques, mais pour l’intimité et le contact avec la nature que cela procure. En bivouac, nous utilisons une douche à pression  ou si possible les ruisseaux à proximité pour nous laver. Pour les toilettes, c’est notre instinct primitif qui prend le dessus.

Ici en mode dodo:
On peut y mettre un 140, alors oui c’est confort!

IMG_20170417_081153

 

IMG_3252Et là, en mode journée:

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